Accueil Les Coulisses GDCSocle Lettre socle n°19 : interview de Nicolas Truelle

Lettre socle n°19 : interview de Nicolas Truelle

Ecrit par claire

Ce nouveau numéro de Socle donne la parole à Nicolas Truelle, directeur de la fondation Apprentis d’Auteuil. Avec cœur tout autant qu’avec pragmatisme, il nous parle de la lente reconstruction de la confiance chez des jeunes au passé déjà lourd de blessures.

« Si la confiance peut exister a priori, celle qui se construit pas à pas, et résulte d’une décision, est bien plus forte. »

Polytechnicien diplômé des MINES ParisTech, Nicolas Truelle a d’abord consacré sa carrière à la haute administration d’État puis à la direction d’entreprises, avant d’engager encore plus ses responsabilités professionnelles au service de ses convictions humaines. Ainsi devient-il, en juillet 2015, directeur général d’Apprentis d’Auteuil. Cette célèbre fondation reconnue d’utilité publique est forte de 150 ans d’expérience dans l’accompagnement de la jeunesse malmenée par la vie. Avec cœur tout autant qu’avec pragmatisme, Nicolas Truelle nous parle de la lente reconstruction de la confiance chez les enfants au passé déjà lourd de blessures, raconte le chemin suivi par Apprentis d’Auteuil dans son travail d’accompagnement toujours renouvelé et évoque les besoins actuels des jeunes.

Pouvez-vous nous expliquer la vocation et le fonctionnement d’Apprentis d’Auteuil ?

Apprentis d’Auteuil est une fondation catholique reconnue d’utilité publique. Elle a pour mission d’accueillir, d’éduquer, de former et d’insérer professionnellement des jeunes en difficulté, ainsi que d’accompagner les familles dans leur rôle.
Elle a été créée en 1866 à Auteuil par l’abbé Roussel qui a hébergé et éduqué six garçons orphelins. Depuis plus de 150 ans, nous suivons ses traces, avec toutefois davantage d’envergure puisque nous accompagnons chaque année 30 000 jeunes et 6 000 familles. En France, notre action se répartit en quatre métiers, dans plus de 200 établissements : protection de l’enfance, enseignement et lutte contre le décrochage scolaire, insertion professionnelle et sociale, et soutien aux familles. À l’international, nous sommes présents dans une trentaine de pays via des partenariats locaux dont bénéficient environ 25 000 jeunes. 6 000 salariés et 2 000 bénévoles réguliers rendent possible l’action d’Apprentis d’Auteuil, laquelle nécessite un budget annuel de 400 millions d’euros. Plus de la moitié de ces fonds sont d’origine publique, l’autre part provenant de dons particuliers et de mécénat d’entreprise.

« Notre devise, « la confiance peut sauver l’avenir », résume notre double approche.»


Spontanément, elle évoque la confiance qu’un adulte met dans un enfant, en adoptant volontairement un regard positif sur des situations le plus souvent mal vues. Cela implique évidemment un chemin de développement, d’où la notion d’avenir.
Il est encore plus parlant de considérer la confiance que les jeunes eux-mêmes décident d’accorder aux adultes qui les accompagnent, et ce malgré des histoires parfois très douloureuses avec d’autres adultes. Cette étape est essentielle dans leur reconstruction. Si la confiance peut exister a priori, celle qui se construit pas à pas, et résulte d’une décision, est bien plus forte. On passe alors de la connaissance à la reconnaissance. Il est facile de penser connaître un jeune.
En revanche, l’observer, reconnaître ses talents et l’aider à en prendre conscience est une affaire autrement plus délicate et longue, mais combien plus efficace. Cette reconnaissance est essentielle et gage d’une confiance fondée.

Pour lire la suite de l’interview de Nicolas Truelle, vous pouvez télécharger notre lettre Socle en cliquant ici !

Retrouvez l’ensemble des lettres Socle ici : https://gensdeconfiance.com/fr/socle

Bonne lecture !

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