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Lettre socle n°31 : interview de Mathieu Lours

Ecrit par Hortense

Ce nouveau numéro de Socle donne la parole à Mathieu Lours, spécialiste des cathédrales et des édifices religieux. Loin d’une approche purement structurelle, il souligne les raisons de leur édification, de leur forme comme de leur esthétique, et se fait le relais du message que ces monuments continuent de nous transmettre. Par-delà les siècles, le patrimoine est notre héritage commun, signe toujours actuel de rassemblement et de fédération.

Mathieu Lours

« Le patrimoine est un héritage commun, socle de confiance et de fédération pour tous ceux qui acceptent de le recevoir et s’intègrent de fait à une communauté. »

D’où vient votre passion pour le patrimoine ?

L’histoire architecturale me passionne depuis mon enfance, passée entre France et Italie. D’une part, le besoin de connaissances a toujours constitué, chez moi, un fil conducteur ; il me semble au fondement de tout savoir. D’autre part, et au-delà de cette volonté encyclopédique d’en apprendre toujours plus sur l’histoire des églises, châteaux et autres monuments, je constatais une nette différence entre l’usage pratiqué en France, et son pendant italien. Le contraste était frappant entre la manière française, essentiellement patrimoniale, de considérer ces bâtiments, et l’approche italienne bien plus vivante. Dans la cité historique de San Leo par exemple, du côté de Rimini, où je passais mes vacances, le château se trouvait toujours au cœur de la vie des habitants, et la cathédrale, malgré la taille très réduite de la commune, fonctionnait comme une véritable cathédrale. Ces édifices vivaient.

« En reprenant l’analyse du grand architecte romain Vitruve, trois points peuvent être distingués sur un bâtiment : sa structure, sa beauté et sa fonction. »

Alors que l’approche française a souvent été principalement structurelle et esthétique, la fonction restait primordiale en Italie. Elle constitue en effet l’essence du patrimoine. Ce n’est qu’à partir des années 1980, et entre autres grâce à la publication de La Cathédrale d’Alain Erlande-Brandenburg (Fayard, 1989), que la dimension fonctionnelle a pu être prise en compte, en France, dans les études historiques. Si l’on prend l’exemple des édifices chrétiens, leur structure s’explique avant tout par la liturgie. C’est cette vision complète de l’architecture qui motive mon travail.

Pour lire la suite de l’interview de Mathieu Lours, vous pouvez télécharger notre lettre Socle en cliquant ici !

Mathieu Lours

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Bonne lecture !

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